Je pense donc je souffre

Publié le par Tom©




Oisif, buvant une bière, pensif sur la terrasse pluvieuse de ce café pourri, je me remis en tête une ancienne histoire l'amour, celle qui me fit le plus mal, et qui couta le plus a ma vie.

C'etait en 1998, au mois de mai si je me souvient bien. Il pleuvait, tout comme aujourd'hui, j'etais triste, deprimé, las de cette vie immonde. Je marchais sous cette pluie fraiche, en me remmetant en esprit mes plus gros defauts. A quelques mètres de moi, une jeune femme tomba, comme ses seins imposants. Je ne cours pas vraiment a sa rescousse, trop occupé à reflechir. En se levant, elle me demanda de l'aide, je l'ai donc aidé, puis je lui ai proposé un petit verre. Oui, j'avais une folle envie de baiser. Sa tombait bien, elle aussi.

Nous discutames donc autour d'une bière infamme, amer. On parlait de litterature. J'etalais mes oeuvres de predilection, ou plutot la seul: Les particules élemantaires. Oui, j'ai une litterature pauvre. Enfin elle n'est pas vraiment mieux, entre
buffalo bill et le club des cinq, le choix est dur. Elle tenta de me montrer l'interet philosophique de ces oeuvres, en vain. Pendant qu'elle me faisait veritablement chier, je lui fit "Il est l'heure d'aller baiser".
Bizarement, elle me suivi avec joie. Pour la premiere fois depuis 3ans j'allais baiser. Le sexe me manquais cruellement, et la masturbation ne fait pas tout.

Je bandais, ma bite etait chaude. Elle s'aprocha de mon penis, puis doucement, me le lèche. Rah putain, le plaisir est trop intense, je lui baisse sa jupe, puis son petit string. Je la baise sauvagement. Je prend mon pied autant qu'elle. J'ejacule en elle, sa faisais longtemps, trop longtemps. On passa une superbe nuit ensemble, on a fait au moins 3 fois l'amour, des rapports non protégés. Le lendemain ,je me separe d'elle en bons termes, devant telematin et un café. On s'echengea les numéros de téléphone comme deux gamins, bien que je savais que je n'aurais plus jamais de nouvelles.

Quelques mois passerent, 5 ou 6, ma memoire est vague, puis un coup de téléphone de celle ci. Elle est toute paniquée, me dit qu'elle a acheté un flingue, et que le canon etait posé sur sa tempe. Je lui fis la morale, et en finissant, saoulé par ses pleurs, je dit  "Ba vas y, suicide toi"
Elle le fit, je fut attéré. les jours suivant, je telephonais a sa famille, pour connaitre les raisons de cette mort brutale.
Sa mère me dit qu'elle avait le sida depuis 2 ans.



Tien, il commence a faire frais, je paye cette bière, je rentre chez moi, et je cours sur mon sofa, celui de mon F1 de 40m².
Finalement, j'ai toujours été malheureux. Je sort le 9mm que mon père m'avais laissé avant de mourrir, je le mets dans ma  bouche, j'ai hesité à deux fois. Pour oublier cette hesitation, je vais chez cora m'acheter 2 bouteilles de vin de merde à 1€50 la bouteille, puis une bouteille de saint julien de 1997, à 140€ la bouteille.
Je les boit comme si j'etais un alcoolique, sans aprécier le bon vin, puis je remet ce gun dans ma bouche pleine de vapeurs ethyliques, puis je tire.
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Publié dans tomm

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