Tu me manques

Publié le par Tom©

Pour le renouveau de ce blog, qui n'avait pas vu d'article depuis presque trois mois si mon comptes sont bons, il n'a pas de chance, il va avoir le droit à une article assez chiant, mais j'ai besoin de l'afficher, pour ne pas le perdre dans les méandres de mon esprit torturé.




Couché dans mon lit une place, pitoyable, tenu par 3 lattes de 185*15*3, qui par ailleurs, me font mal au cul, je sens le peu de fraîcheur que ma fenêtre laisse pénétrer dans ma chambre. J’ai chaud, je suis fatigué, enfin, j’ai surtout mal aux yeux, en fait, je crois que j’ai mal partout depuis ton départ, surtout au cœur.

  Le lit est désespérément très vide, sans toi, ma vie est très vide, je me fais chier. Je suis rentré le matin vers 7h30, le temps que tes parents discutent avec les parents de Charlotte.

-Pendant ce temps, j’ai repris le roman en main, et j’ai trouvé ton petit mot. Il m’a fait à la fois du bien et du mal. J’ai entièrement conscience que tu m’aimes, et je t’aime aussi, sans aucun doute.-

J’ai fumé une clope et je suis retourné me coucher, pour me lever vers 9h00, pour voir mon père. Quelle joie de ce lever pour entendre dire « Il me donnera la réponse Lundi, je te téléphonerais…Donnes moi ton numéro au fait ! »

Une fois parti, je suis encore retourné me coucher, je n’avais rien d’autre à faire dans le fond, à part attendre de tes nouvelles, mais je pense que tu dormais aussi, vu la courte nuit que tu as passé, enfin surtout, le sommeil très agité que tu as eu. Moi j’ai préféré fuir la situation, en allant me poser sur la balancelle en bas de chez toi, j’ai eu le loisir de goûter le tabac, il est encore bon. Je ne voulais pas le fumer, je n’avais pas envie de fumer pour être honnête, mais comme toujours, j’en avais besoin pour tromper mon ennui et mon stress, surtout pour le stress en fait.

Peu après, vers 11h00 peut être, ma mère est venue me réveiller pour me demander si je voulais faire les boutiques avec elle. Je n’avais pas spécialement envie, pour tout te dire, j’ai accepté avec une certaine appréhension. Puis elle a demandé à Océane si elle souhaitait se joindre à nous, elle a accepté, c’était prévisible en même temps. J’ai donc décliné l’offre parentale pour retourner me coucher. Ça n’était pas plus mal dans le fond. Relevé vers 12h00, pour manger –plus par réflexe que par faim- j’ai ouvert une boite de sardine que j’ai bouffé assez rapidement. Le chien me matait avec sa tête de pauvre nounours. Je lui ai donc fait un repas, des pâtes et un steak. Je ne l’ai jamais vu autant me lécher les couilles depuis que je l’ai.

J’ai donc mangé très vite pour retourner me coucher. A 15h00 tapantes, mon oncle se ramène avec Jonathan, qui a troublé mon sommeil. Ils sont partis il y a peut être 4 heures. Je n’arrive pas à trouver un sommeil nocturne correct. Il me faut tes bras. Seuls eux sont aptes à me faire dormir comme un gros bébé (très gros d’ailleurs.)

Pour combler le manque, je me suis dit « Pourquoi ne pas relire ce qu’elle m’a écrit, ça me passera le temps, et j’aurais peut être moins peur » (Ne me pose pas la question, je ne sais pas du tout) Bah je n’aurais pas dû, ça m’a fait penser à toi beaucoup trop fort, avec, bien sur, des flash te concernant, enfin plutôt des visions de nous…. Surtout en lisant le mot que tu avais griffonné sur le coin d’une feuille, le brouillon du brevet je suppose, qui relate nos exploits, ou ébats, je ne sais pas comment tu veux les appeler. Je t’ai vu, toute nue, allongé dans l’herbe, attendant que je m’allonge sur ton corps pour que tu puisses prendre du plaisir, alors que moi j’avais quand même une certaine peur que ton père nous choppe. N’empêche que je donnerais tout pour recommencer.

Bordel de merde, pour pas me faire chier, j’ai foutu toute la musique d’un coup, au moment où j’écris ces lignes, un petit « I see you soon » made by Coldplay, comme si je n’avais pas assez les glandes. Mais je laisse tourner. J’aimerais bien pleurer un peu, pour faire genre que j’ai des sentiments, enfin que je les montre. J’ai une boule à la gorge. Je crois que j’ai un chagrin d’amour.

Demain, je vais à la pèche avec mon père, un bon moyen de se détendre, en compagnie d’alcooliques en tous genres, mais qu’importe, il faut que je sorte de ma chambre un peu. J’aimerais bien que jeudi, tu arrives chez moi, pendant que je dors, et que tu me réveilles d’un baiser comme tu sais si bien les faire. Un baiser qui ne réveille pas dans l'instant, car sa douceur laisse pénétrer des sentiments, et non le geste en lui-même. Un baiser comme mercredi, un baiser tout a fait inattendu, mais plein de plaisir. Ou même me réveiller demain à tes côtés, en constatant que j’avais cauchemarder. Que je te raconte tout ça, en te regardant, en appréciant ton regard, ton visage, tes cheveux qui partent à la houanefone again. J’aime tous les moments que je passe avec toi, j’aime beaucoup moins les moments sans toi.

Je n’ai même pas le courage d’aller me coucher sans t’avoir fait un baiser avant. Nos adieux,  qu’on avait prévus si déchirants, ce sont passé finalement avec une banalité hors du commun, comme si tu partais pour cinq minutes. Si seulement….

Tout de suite, je repense au retour du collège à chez moi, le chemin ne m’a jamais paru aussi long. Le silence était de mise. Je ne sais pas si ta mère a compris ma tronche. Ta sœur sûrement. Moi j’étais détruit, de te voir partir, j’avais pas envie de faire de chichi comme à la télé, genre « AHHHHH NON NE T’EN VAS PAS, ON A ENCORE TANT A VIVREEEEUHHHHHHHHHH L »

Nous sommes décidément, l’un comme l’autre, des êtres étonnement froids et distants du reste du monde. On vit un peu dans notre bulle. Et j’aime ça. Mais la bulle a été percée pour ton départ. Aller, encore 5 jours de calvaire, et j’aurais le loisir de te prendre dans mes bras, d’apprécier ton odeur corporelle, de m’enivrer des doux traits de ton visage, et toutes ces choses que je ne saurais décrire….

Je t’aime ma belle

 

 

 

 

 Voilà un peu plus de 40 heures que tu es partie maintenant. Nous somme donc Dimanche, mon ordinateur affiche 23h38. Je suis toujours aussi seul, toujours aussi peu heureux d’être sans toi. Je crois que tu me manques de plus en plus. Je me demande honnêtement comment nos retrouvailles vont se présenter. Un saut dans les bras digne des films américains, ou tout simplement un bisou et une prise dans les bras – Ce qui, à mon avis, nous ressemble plus, vu la froideur qui nous caractérise –

 Je me suis fait niquer la gueule. Je vais être puni de toi pendant trois semaines. Une pour le voyage, une autre pour les règles, et une parce que je suis théoriquement engagé. J’ai la réponse définitive demain.

Je crois que mon père a comprit que tu me manquais. Certains dialogues – pour par dire tous… - contenaient au moins une fois ton prénom. Pour raconter n’importe quoi en plus. Le fait que tu sois partie « si tôt » me détruit un peu moralement. Ça prouve que nous n’avons quasiment aucun pouvoir sur notre relation, mise à part au moment ou l’on pénètre dans nos chambres respectives. Je savais que ça serait insupportable de te voir partir, on redoutait ce moment depuis quelques temps déjà. Mais comme à notre habitude, on s’en est rendu compte un peu trop tard, bien que, par la force des choses, nous n’aurions rien pus changer à ceci, mais au moins pour tenter de deviner les réactions, et l’issu (nouveauté ?) de couple.

 Ton coup de téléphone tout à l’heure m’a fait horriblement plaisir. Entendre ta voix, mais si ça n’était que pour des paroles sarcastiques sur ton voyage, m’a donné envie de passer le temps. Pourtant, ta voix était bizarre. Ralentie…. Tu as peut être chaud là haut. Toujours est-il que je t’aime.

 

Maintenant, nous sommes lundi, il est 12h50, je fume ma 3ème cigarette de la journée. Je suis debout depuis 9h00. Je m’ennuis depuis mon réveil. Je t’attends, encore et toujours. Cette nuit, j’ai rêvé de toi. Un rêve assez basique. Tu étais avec moi, dans mes bras, et on dormait, comme on sait si bien le faire quand nous sommes ensemble. Personne n’est venu nous réveillé. Ça tien effectivement de l’utopie. Je crois que j’ai eu le droit à ce rêve à cause – ou grâce -  de ton SMS du soir. Pitoyable réveil par contre, qui lui, était accompagné d’un SMS me disant que tu ne pourrais plus me donner de nouvelles. Assez blasant. Je ne pourrais plus entendre ta douce voix jusque Jeudi. Ça m’énerve. J’ai rien envie de foutre. Je passe mon temps à t’attendre. Je m’en rends compte, mais je ne fais rien pour changer ça. J’écris comme une merde, avec des phrases très courtes, peut être est-ce dû à mon ennui profond, ou à mon mal être depuis ton départ. Je n’arrive plus à me contrôler. J’ai chaud et j’ai froid. J’en ai marre. Reviens s’il te plait, vite….

 

 

Je t’ai téléphoné aujourd’hui. Certainement pas pour prendre des nouvelles, vu que de toute façon, je sais très bien que tu te fais chier là bas. Enfin je crois. Je n’ai pas le sentiment de tant te manquer que ça. Par contre, toi, tu me manques affreusement. Logique, tu es la seule chose à quoi je tiens dans ma petite vie de soi disant « grand homme ». Je t’ai réveillé au téléphone, à croire qu’on communique à travers la mer. Je passe aussi mon temps allongé sur mon lit, à lire, ou à dormir. Je n’ai rien d’autre à faire en même temps, à part t’attendre. La discussion était ma foi assez plate et sans intérêts. Mais j’avais besoin d’entendre ta voix, pour me détendre un peu. Car oui, je suis très stressé, j’ai bien dû ranger ma chambre au moins 3 ou 4 fois depuis que tu es partie, mais je ne la trouve toujours pas ranger comme je veux, je recommence tout le temps, tout déplacer mon bordel, tout foutre à la poubelle, pour me rendre compte finalement que c’est toute ma chambre que je devrais mettre au rebus. Elle est vraiment ennuyeuse. Les murs tapissés de Coca Cola, depuis que je l’ai, soit presque 6ans. Je m’en lasse encore, mais j’ai plus envie de tout déchirer. Tu as laissé des traces de ton passage sur un d’entre eux. Et rien que pour ça, je ne veux pas m’en séparer…

Comme je te l’ai dit au téléphone, je me suis acheté deux jeux, un pour la Dreamcast, et un pour la Saturn. Mais en fait, je m’en fous royalement, je les ai acheté pour tromper mon ennui. Faire genre que je n’ai pas besoin de toi pour être heureux. Mais finalement si, c’est le cas, et ça le sera jusqu’à la fin de mes jour je crois bien.

La discussion à vite tourner au blanc total. Comme quoi on a pas grand-chose à se dire, en même temps, j’ai jamais été trop téléphone.

Maintenant, j’ai peur. Au moment de se dire « au revoir », je pensais avoir le droit à un « je t’aime »…..J’ai juste eu le droit à un « Salut ». Je me demande si tu m’aimes vraiment, ou si c’est juste un truc pour te sentir moins seule. Quand j’ai dit je t’aime, tu m’a répondu par la même chose. Mais il était assez froid, distant. Tu me fais peur….

Là, je suis fatigué, j’ai passé une sale nuit, j’ai très peu dormi. J’ai passé la nuit à ranger, pour ne pas changer.

 

Je t’aime Amandine.

 

Je n’arrive pas à dormir. Malheureusement pour moi, la couette n’a pas la douceur de ta peau, ni la chaleur de tes formes, ni ton souffle qui me caresse le cou quand je dors, ni tes spasmes que je ne peux m’empêcher d’essayer de stopper en te caressant les jambes, qui elles aussi sont douces. Vivement jeudi que je m’écroule dans tes bras. Enfin j’espère que je pourrais, au moins te serrer dans mes bras, me dire que j’ai bien fait d’attendre, même si dans aucun moment j’ai voulu aller voir ailleurs. Je n’en ai pas le courage, ni l’envie tu me dira. Pourquoi faire, je suis si bien avec toi, et j'espère que c’est aussi le cas pour toi.

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Publié dans tomm

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